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Les parents, peuvent-ils empêcher sa fille enceinte de s’émanciper ?

La grossesse et l’émancipation iront souvent ensemble lorsqu’une jeune femme peut élever le nouveau-né. Elle ne peut pas se protéger dans un nouveau foyer que lorsqu’il vit avec ses parents. Cette situation l’amène souvent à rechercher l’émancipation. S’ils veulent empêcher leur fille enceinte de s’émanciper, il leur faudra une raison claire.

La vie de famille

Un enfant qui tombe enceinte avant d’avoir atteint sa majorité peut avoir besoin de s’émanciper en raison de sa vie familiale. Ces facteurs ne seront pas bénéfiques pour l’enfant né dans le foyer s’il y a :

  • Des abus
  • De la violence
  • De la négligence
  • Une atmosphère négative

Si la nouvelle mère a besoin de se séparer et de chercher sa propre situation, elle pourra demander l’émancipation. Les tribunaux prendront tout en compte, y compris la vérification de sa situation familiale au foyer. Il est préférable d’engager un avocat de famille pour présenter le cas de manière appropriée.

Le blocage de l’émancipation

Les parents de l’enfant peuvent tenter de bloquer son émancipation en présentant un argument valable devant un juge. Pour une mère enceinte, il est préférable d’avoir le soutien de ses proches. Il l’aide à mettre l’enfant au monde et pour une meilleure éducation avec quelqu’un qui soutient la mère et le nouveau-né. Si la famille veut assurer la sécurité des deux, les parents pourront soutenir ou aider à refuser l’émancipation. S’il n’y a pas de parents, un tuteur aura cette responsabilité de veiller au bien-être de la mère et du bébé. Toutefois, le juge devra tenir compte de toutes les informations données.

Maladie mentale et émancipation

La famille pourra tenter d’empêcher la fille enceinte à s’émanciper si elle peut prouver que l’adolescente souffre d’une maladie mentale. Ce type de condition peut contribuer à empêcher la jeune fille de chercher un logement à l’extérieur. C’est parce qu’elle ne pourra pas se débrouiller seule sans une aide sérieuse. L’adolescente enceinte qui souffre d’une maladie mentale peut ne pas comprendre comment ses parents tentent de la protéger. Dans ces situations, les parents ou les tuteurs peuvent même avoir besoin de chercher à protéger la future mère. Un avocat sera nécessaire pour aider à prouver le bien-fondé de la demande.

Moins de 18 ans

Si la mère enceinte a moins de 18 ans, elle lui sera souvent impossible de demander son émancipation en raison des lois. Si les parents s’occupent de cette future mère, ils peuvent bloquer les processus d’émancipation. Ils peuvent prouver que l’adolescente enceinte a encore moins de 18 ans. S’ils ne donnent pas leur consentement au mariage, la mère enceinte pourra n’avoir aucune chance de quitter la maison. Il est important qu’elle reçoive les soins et l’aide nécessaires tout au long du processus. Pour les adolescentes enceintes avant l’âge de 18 ans, leurs parents peuvent porter plainte pour viol contre le père.

L’arrêt-maladie chez la femme enceinte

Il n’est pas rare de voir qu’une femme enceinte salariée soit atteinte d’une maladie pouvant conduire le médecin à lui prescrire un arrêt-maladie. Des règles précises sont pourtant à bien respecter et des obligations et des droits en découlent également.

L’arrêt-maladie pendant la grossesse

Aussi appelé congé pathologique prénatal, il s’agit d’un arrêt de travail prescrit par le médecin à cause de l’état de santé de la femme enceinte qui ne lui permet plus de continuer son travail. Il est souvent accordé dans des cas de complications comme la grossesse multiple, le diabète, l’hypertension artérielle ou le risque d’accouchement prématuré ou de fausse couche. L’arrêt-maladie se voit entre autres comme un droit qu’elle peut bénéficier suite à une maladie qui la pousse à prendre congé de son travail.

Sa durée et l’indemnisation du congé

Le congé pathologique d’une femme enceinte est fixé au maximum à 14 jours (consécutif ou non) à partir de la déclaration de la grossesse. Comme l’arrêt est ici bien différent du congé de maternité et n’en constitue pas son supplément, il doit donc être pris bien avant. En ce qui concerne son indemnisation, elle touche entre 90 à 95 % de son salaire habituel, dans les conditions d’un congé maternité pendant son arrêt-maladie.

Les formalités à remplir dans le cadre d’un arrêt-maladie chez la femme enceinte

  • Pour l’employeur :

Il doit lui verser un complément de salaire dans la mesure où la salariée dispose d’au moins un an d’ancienneté, mais le taux variera selon la convention collective. Il est aussi tenu de déclarer l’arrêt de travail dans la (DSN) après vérification puis de transmettre à la Caisse nationale d’Assurance Maladie une attestation de salaire.

  • Pour la salariée :

Elle a pour obligation de remettre les 2 premiers volets d’avis d’arrêt auprès de la CAM ainsi que le 3e volet à son employeur dans un délai de 48 heures. Elle a pour devoir de rester chez elle durant toute la durée de son congé pathologique.

  • Pour la sécurité sociale :

Comme l’employeur, celle-ci peut venir vérifier qu’il s’agit réellement d’un congé pathologique. Si une infraction est relevée, cela entraînera la suspension du versement des indemnités.

L’arrêt-maladie après l’accouchement ou congé pathologique postnatal

Suite à des complications liées à une césarienne lors de l’accouchement ou à une dépression postnatale, le médecin peut décider que le congé s’étend au-delà du congé maternité. Il compte au maximum 28 jours et doit être pris de manière continue dans la lignée du congé maternité, contrairement au congé pathologique prénatal. L’indemnisation est à 50 % de son salaire brut journalier puis l’employeur lui verse un complément de revenu, dont la durée est calculée suivant son ancienneté dans l’entreprise.

Femme enceinte et arrêt maladie

Durant sa grossesse, une femme salariée peut être atteinte d’une maladie qui peut amener son médecin généraliste ou son gynécologue à lui prescrire un arrêt maladie. Cette disposition est soumise à des règles bien précises et vous méritez de tout découvrir pour connaître vos droits et vos obligations.

Qu’est-ce que l’arrêt maladie lié à la grossesse ?

L’arrêt maladie lié à la grossesse est un arrêt de travail prescrit par son médecin suite à son état de santé qui ne lui permet plus de travailler. Aussi appelé congé pathologique prénatal, cet arrêt est souvent accordé lors de certaines complications comme :

  • L’hypertension artérielle.
  • Le risque d’accouchement prématuré ou de fausse couche.
  • Le diabète.
  • La grossesse multiple.

Durée et indemnisation du congé

Une femme enceinte dispose de 14 jours (maximum) de manière consécutive ou non comme congé pathologique. La durée du congé est comptée à partir de la déclaration de la grossesse. Bien évidemment, ces 14 jours doivent être pris avant le congé maternité, car l’arrêt maladie ne s’agit pas d’un congé de maternité supplémentaire.

Concernant l’indemnisation de la femme enceinte, durant son congé pathologique prénatal, elle touche 90 à 95 % de son salaire habituel, dans les conditions d’un congé maternité.

Arrêt maladie lié à la grossesse : les formalités à remplir

  • Du côté de l’employeur : si la salariée a au moins un an d’ancienneté, l’employeur doit lui verser un complément de salaire. Le taux varie toutefois en fonction de la convention collective. Il doit également déclarer l’arrêt de travail dans la Déclaration Sociale Nominative (DSN) et transmettre une attestation de salaire à la Caisse nationale d’Assurance Maladie.
  • Du côté de la salariée : elle doit faire parvenir les 2 premiers volets d’avis d’arrêt auprès de la Caisse d’Assurance Maladie et le 3e volet auprès de l’employeur dans un délai de 48 heures. Pendant toute la durée de son congé pathologique, elle doit aussi rester chez elle.
  • Du côté de la Sécurité sociale : elle peut effectuer des contrôles afin de vérifier qu’il s’agit réellement d’un congé pathologique, tout comme l’employeur d’ailleurs. En cas d’infraction relevée, cela peut entraîner la suspension du versement des indemnités.

L’arrêt maladie après l’accouchement : le congé pathologique postnatal

Le congé pathologique postnatal intervient quand l’accouchement a provoqué des complications qui s’étendent au-delà du congé maternité. Cela peut être une dépression postnatale ou des complications liées à une césarienne. Ce congé dure 28 jours au maximum, mais contrairement au congé pathologique prénatal, il doit être pris sans interruption, dans la lignée du congé maternité. L’indemnisation s’élève à 50 % du salaire brut journalier de la salariée et l’employeur lui verse aussi un complément de revenu, dont la durée est calculée suivant l’ancienneté dans l’entreprise.

La grossesse et le travail

Saviez-vous qu’une femme enceinte bénéficie d’un statut particulier durant son contrat de travail ? Cette protection légale prend en compte de l’état de vulnérabilité de la femme durant sa grossesse. Pour cela, la femme doit informer le plus tôt possible son employeur concernant son état de grossesse par lettre recommandée avec accusé de réception, en y joignant son certificat de grossesse délivré par un médecin. 

L’aménagement horaire

Une femme est vulnérable pendant la grossesse. Aucune loi ne prévoit un aménagement particulier d’horaire pour les femmes enceintes, mais plusieurs conventions collectives prévoient une modification des conditions de travail d’une femme pendant sa grossesse comme :

  • La réduction d’horaire journalier du travail : ceci est au maximum d’une heure par jour selon le cas et à appliquer à partir de troisième ou du cinquième mois de grossesse.
  • Son heure d’arrivée ou de départ au travail peut avoir lieu de cinq à quinze minutes d’heure normale (après pour la rentrée et en avance pour la sortie) Ceci est dans le but d’éviter les heures de pointes dans les transports communs. 
  • Elle aura un privilège de pause pendant la journée d’une durée de vingt à quarante minutes

Il est bien de noter que ce sont des privilèges et non de droit. Alors, vous ne pouvez pas cumuler vos heures de réduction de temps de travail pour avoir des jours de congé supplémentaires.

Les droits d’une femme enceinte au travail

Selon le code de travail, une salariée enceinte bénéficie d’une autorisation d’absence pour ses examens médicaux obligatoires pour la surveillance de sa grossesse comme : la consultation prénatale, l’échographie, les analyses aux laboratoires, et autres. Cela n’entraîne aucune diminution de rémunération. En aucun cas, votre employeur ne peut vous demander de travailler plus de dix heures par jour. Et aussi, il ne doit pas vous faire travailler pendant les deux semaines précédant la date probable de votre accouchement et les six semaines qui le suivent. Vous pouvez aussi demander un changement de poste selon votre état. Et vous aurez l’assurance de reprendre votre poste au retour du congé de maternité. Ceci doit être justifié par un médecin et cela n’affecte pas votre salaire. Sachez qu’une femme enceinte est strictement protégée contre un licenciement lié à son état. Et la grossesse n’est pas une raison pour ne pas l’embaucher. Elle a aussi le droit de démissionner sans préavis et sans devoir des indemnités de ruptures.

L’assurance maladie et la grossesse

Pour bénéficier une prise en charge et un remboursement amélioré des frais médicaux associés à la grossesse et à l’accouchement, il est conseillé de déclarer très rapidement votre état soit par courrier, soit directement en ligne à votre Caisse d’Assurance Maladie et à votre Caisse d’Allocations Familiales. Vous devez donc mettre à jour votre carte vitale. Les soins et les examens relatifs à une grossesse sont pris en charge en totalité pour toutes femmes enceintes ayant une couverture sociale. Et pour celles qui sont en difficultés financières, elles peuvent recourir au service des centres de protection maternelle et infantile (PMI). Les examens médicaux sont gratuits, mais sous condition : résidant plus de trois mois en France, chômeur non indemnisé, les femmes séparées de leur conjoint, et autres.   

Femme enceinte et aide financière

Une grosse chamboule votre quotidien de A à Z, et financièrement parlant ce n’est pas toujours facile. Inutile de vous apitoyer sur votre sort si vous rencontrez des difficultés financières en ce moment, car une solution s’offre à vous, les aides financières proposées aux futurs et jeunes parents.

Les frais médicaux associés à la grossesse et à l’accouchement

En France la totalité des frais liés à la surveillance médicale de la grossesse et à l’accouchement est prise en charge pour toute femme enceinte qui possède une couverture sociale. Que ce soit les examens médicaux, les consultations mensuelles, les frais d’hospitalisation liés à la grossesse et surtout l’accouchement. Dans les centres de protection maternelle et infantile ou PMI, tout est gratuit. En ce qui concerne les centres de santé et les hôpitaux, vous n’aurez qu’à payer le ticket modérateur. Donc si vous avez peu de ressources ou que vous êtes financièrement en difficulté vous pouvez aller en toute quiétude dans la PMI la plus proche de chez vous. Dans les PMI vous serez suivi par des professionnelles, mais vous pourrez aussi être aidé psychologiquement. Les chômeurs non indemnisés, les jeunes sans activité qui ne sont plus couverts par leurs parents, les femmes séparées de leur conjoint sont ceux qui ont notamment le droit à ce genre d’aide. Voici alors quelques conditions à respecter :

  • Pour la CMU ou couverture maladie universelle de base, le demandeur doit résider en France plus de 3 mois et être en situation régulière. Ce lui permettra d’être remboursé aux mêmes taux que les autres assurés sociaux.
  • Il est aussi possible bénéficier de la CMU complémentaire sous certaines conditions de ressources, de façon à pouvoir accéder aux médecins ou à l’hôpital sans faire aucune avance.

La déclaration de grossesse

Pour voir droit aux aides légalement réservées à la femme enceinte il faut avant tout faire les bonnes déclarations au moment adéquat auprès de divers organismes et surtout son employeur. La marche à suivre est simple. En premier lieu, il faut prendre rendez-vous chez un gynécologue si vous n’en avez pas encore pour faire un examen. Si le gynécologue est bien équipé, il fera la déclaration de grossesse en ligne et à la sécurité sociale. Dans le cas inverse, il vous remettra un formulaire papier avec plusieurs volets. Le rose est à envoyer à votre caisse et les deux volets bleus à votre CAF. Vous vous demandez sûrement pourquoi vous devez informer votre CAF au plus tôt. C’est très simple :

  • Pour avoir la possibilité de connaître des informations concernant les autres aides auxquels vous avez droit
  • Parce qu’avant le 3e mois le versement des allocations et de la prise en charge sont soumis à l’obligation de déclaration.

Salariée et enceinte : prenez connaissance de vos droits

Vous êtes déjà enceinte ou vous y songez encore ? Gérer cette situation au travail nécessite la connaissance de vos droits. Annoncer l’heureux évènement ne sera pas très difficile, mais entre partir et revenir, il est indispensable de bien mener les démarches pour que tout se passe dans de bonnes conditions.

Avertir votre employeur de votre état, l’étape primordiale pour les salariées enceintes

Suivant art.L.1225-24 du Code du travail, vous devez avertir votre employeur de votre état. Aucune obligation n’est définie par la loi concernant le délai, mais il est conseillé de lui faire part de la date de votre départ et de votre retour le plus tôt possible. D’ailleurs, notez bien que votre statut de femme enceinte est une forme de protection pour vous, donc, plus vous agissez à temps, mieux vous serez protégée. L’idéal est de le faire entre 3 et 4 mois de grossesse, car il faudra encore clarifier la situation auprès de votre employeur, d’ailleurs, l’entreprise devra encore s’organiser pour vous remplacer lors de votre départ.

Les droits de la femme enceinte

  • Une femme enceinte est strictement protégée contre un licenciement qui serait lié à son état selon l’art.L.1225-4 et L.1225-5. Aussi l’employeur ne doit pas non plus prendre en considération l’état de sa grossesse pour refuser de l’embaucher, résilier son contrat au cours d’une période d’essai ou prononcer une mutation d’emploi sous réserve des dispositions de l’article L.122-25-1.
  • Les absences médicales durant votre grossesse sont autorisées et rémunérées, car en aucun cas elles ne sont assimilées à du temps de travail effectif. Toutefois, vous êtes toujours dans l’obligation de présenter à votre employeur un justificatif de vos rendez-vous médicaux.
  • Votre état peut vous amener à changer de postes ou à aménager vos horaires, mais un certificat établi par votre médecin doit attester réellement votre état et les raisons qui vous poussent à demander ces changements.
  • La grossesse n’entraîne pas une baisse de salaire et après votre congé maternité, vous devrez reprendre le travail aux mêmes fonctions selon l’art. L. 1225-8.
  • En cas de litiges, tournez vers l’un de vos représentants du personnel, un conseiller du personnel ou un juriste.

La durée du congé maternité

Elle varie en fonction de la situation (première ou deuxième grossesse). Le congé est de 16 semaines soit 6 semaines avant l’accouchement et 10 après. Par contre  vous aurez droit à 26 semaines soit 8 avant l’accouchement et 18 après, si vous avez déjà deux enfants ou même plus. Le délai sera de 34 semaines au total (12 avant et 22 après) dans le cas de jumeaux. Suivant les cas et seulement sur prescription médicale, le congé prénatal peut être prolongé de 2 semaines (au plus) et de 4 semaines (au plus) pour le congé postnatal.

Congé maternité : quelle rémunération ?

La Sécurité sociale sera en charge de vous verser les indemnités du congé maternité. Votre employeur devra vous verser un maintien de votre salaire suivant certaines conventions collectives, mais à vous de consulter celle dont relève votre entreprise.  Pour jouir de ces indemnités, il vous faudra justifier de 10 mois d’immatriculation en tant qu’assuré social et le respect du délai minimal de 8 semaines d’arrêt de travail est également obligatoire.

Grossesse : les droits d’une femme enceinte au travail

Déjà à l’embauche jusqu’à l’exécution du contrat de travail, une femme enceinte est protégée par des lois appropriées à sa situation de grossesse. Elle jouit déjà des garanties protectrices destinées aux femmes enceintes. La loi est toujours protectrice en faveur des femmes enceintes. Ce dispositif et protection peuvent inclure l’aménagement du temps de travail, le congé de maternité, le droit à l’allaitement ou l’acceptation de la demande d’autorisations d’absence pour une suivie de grossesse. Il est vrai qu’aucun texte n’impose d’aviser l’employeur d’une grossesse en cours ; cependant, il ne faut pas attendre la nature de s’en charger d’annoncer la bonne nouvelle à votre employeur afin de ne pas se priver des droits et garanties accordés par la loi. La plupart des futures mamans tardent d’annoncer sa grossesse à leur employeur de peur du licenciement ou du changement de certaines conditions et privilèges énoncés dans le contrat de travail. Toutefois, annoncer le plus tôt possible votre grossesse à votre employeur est une décision responsable et professionnelle. C’est très important pour que vous jouissiez dès le début de votre grossesse vos droits de femme enceinte. De l’autre côté, votre employeur peut s’organiser à toutes les modifications nécessaires pour adapter votre cadre de travail à votre situation de grossesse.

Connaître votre droit pendant la grossesse

  • Il est interdit pour un employeur de licencier une employée parce qu’elle est enceinte ou de modifier les conditions et les privilèges liés à l’emploi en raison d’une grossesse ou d’un accouchement. Il est également illégal pour un employeur de refuser d’embaucher une candidate parce qu’elle est enceinte. L’État d’un pays garantit explicitement aux travailleuses enceintes le droit à des aménagements raisonnables pour toutes les conditions liées à leurs grossesses. il peut s’agir notamment des pauses occasionnelles pour se reposer ou boire de l’eau,
  • un horaire de travail modifié. Une femme salariée enceinte peut demander un changement provisoire de son emploi du temps. Si elle travaille la nuit, elle peut demander un changement pour travailler le jour. Elle peut demander de ne pas être exposée à des risques toxiques pour la reproduction ou s’absenter pour des besoins médicaux connexes,
  • de ne pas assumer des missions légères et moins fatigantes et qui ne sont pas compatibles à la grossesse.

Si vous prenez un congé en raison d’une grossesse ou d’une affection liée à la grossesse, vous avez le droit de revenir. La loi autorise la femme enceinte de s’absenter pendant les heures de travail pour faire des visites prénatales ou réaliser des échographies. La femme enceinte peut rejoindre ces rendez-vous sans recourir à une diminution de salaire. Cependant, il est toujours judicieux de consulter la convention collective de votre entreprise.

Qu’est-ce que le congé de maternité ?

Les employées enceintes ont droit à 52 semaines de congé de maternité. Les 26 premières semaines correspondent au congé de maternité ordinaire et les 26 dernières semaines au congé de maternité supplémentaire.

Bien qu’aucune durée minimale de service ne soit requise pour prendre un congé de maternité, une employée enceinte doit aviser son employeur au moins 15 semaines avant la date prévue de l’accouchement:

  • Vous pouvez, jusqu’à trois ans après votre accouchement, prendre une pause raisonnable non rémunérée ou une pause rémunérée ou une heure de repas chaque jour pour pouvoir tirer le lait au travail.
  • Votre employeur doit faire des efforts raisonnables pour fournir une chambre ou un autre lieu, à proximité immédiate de votre lieu de travail, où vous pourrez donner le sein à votre bébé en privé.
  • Votre employeur ne peut pas prendre une mesure discriminatoire à votre décision d’exprimer le lait maternel au travail.

Qu’en est-il de la discrimination en raison d’une grossesse ?

Vous pouvez continuer votre assurance maladie pendant votre congé et vous êtes assuré de garder le même travail ou un travail comparable après la fin de votre congé. Si vous contribuez au coût de votre assurance maladie, vous devez continuer à payer votre part des primes pendant que vous êtes en congé familial payé. Si vous pensez que vous avez été victime de la discrimination en raison de votre grossesse. Ou une adaptation raisonnable est refusée par votre employeur pour un problème de santé lié à la grossesse ou à l’accouchement, vous pouvez déposer une plainte auprès de la juridiction compétente.

Pas d’emprisonnement pour les femmes enceintes

Une réforme pénale a favorisé la suspension des peines de prison pour femmes constatées médicalement enceintes. Ces femmes sont donc autorisées à accoucher et à élever un bébé pendant deux à quatre ans, en fonction de la décision du juge, avant de purger leur peine.

Dans le cadre de la protection de l’enfance

Les femmes enceintes n’iront plus en prison. Elles auront le temps de s’occuper de leur bébé durant les premiers mois de leur vie, puis retourneront purger leur peine. Cette décision n’inclut pas les femmes qui ont commis un délit ou un crime à l’encontre d’un mineur. L’objectif est de favoriser le développement de l’enfant qui a besoin d’un certain espace vital à partir de 10 mois et qui n’est en rien responsable des actes de sa mère. La grossesse et l’accouchement en prison multiplient également les angoisses et dépressions des futures mères.

Quelques chiffres à ce sujet

En France, les femmes représentent 4% de la population carcérale ce qui est un taux particulièrement bas. Sur ce petit pourcentage de femme, un bon nombre d’entre elles accouchent en prison, une soixantaine chaque année plus précisément. Les mères ont le droit de garder leur enfant pendant la durée de leur détention jusqu’à ce que ce dernier ait 18 mois. Il y avait environ 500 nourrissons dans les prisons de tout le pays, mais ce nombre a grandement chuté depuis cette nouvelle loi.

L’incompatibilité de la prison et de la maternité

Les juges doivent désormais aménager les peines au cas par cas afin d’éviter l’incarcération d’une femme reconnue médicalement enceinte. Les cellules faisant environ 15 m2 sont trop petites pour le développement d’un bébé. Le fait qu’il n’y ait pas de distinction entre la détention ordinaire et le quartier des femmes qui élèvent un enfant est un dysfonctionnement qu’il faut améliorer. De plus, la nourriture en prison n’est pas adaptée aux besoins spécifiques d’un bébé. Les trousseaux de premiers soins, vêtements et couvertures fournis par les associations caritatives aux jeunes mères incarcérées ne suffisent pas au bien-être d’un enfant. Bien évidemment, le bien-être de la mère n’est pas pris en compte et la difficulté de réintégration de la société n’en est qu’accrue pour cette dernière à la détention.

Guide d’alimentation pour une femme enceinte

Toutes les femmes rêvent d’avoir un bébé un jour. Mais quand ce jour arrive enfin, une femme enceinte doit changer son mode de vie. Ce changement concerne surtout son alimentation. L’organisme entier d’une femme enceinte se focalise sur le bon développement du bébé dans son ventre. C’est la raison pour laquelle elle doit avoir une alimentation riche en certains nutriments.

Une alimentation riche en métabolites primaires

Les métabolites primaires sont les apports principaux pour tout être humain, surtout pour une femme enceinte. Il s’agit d’une alimentation riche en :

  • Glucides : ils sont en grand nombre dans la cavité fœtale. Le fœtus a besoin d’une quantité favorable de glucose pour se développer correctement. Si vous êtes enceinte, mangez les aliments contenant du sucre lent. Faites en sorte que les glucides soient répartis au cours de vos trois repas de la journée. Augmentez légèrement votre prise de glucides au petit déjeuner
  • Lipides : le fœtus a besoin d’acides gras essentiels pour son bon développement. Privilégiez les aliments riches en DHA, qui est riche en oméga 3. Cet acide gras participe au développement cervical du bébé. Une telle consommation est également positive pour le développement physique et cognitif de l’enfant.
  • Protéines : une femme enceinte doit consommer 70 g de protéines par jour. Mélangez les protéines végétales des animales pour un apport complet.

Une alimentation riche en calcium

Le Calcium est un nutriment indispensable au cours du troisième trimestre de grossesse. Il construit le squelette de l’embryon. Le calcium permet également à la femme enceinte de combattre les crises d’éclampsie, l’HTA (hypertension artérielle) ainsi que ses complications. Ce nutriment prévient également la dépression post-partum en apportant assez de calcium au lait maternel. Vous devez consommer des produits laitiers par jour. Les besoins d’une femme enceinte augmentent de 1 200 mg chaque jour. Une femme enceinte doit consommer trois produits laitiers par jour. Si vous n’aimez pas ces produits, optez pour du calcium contenu dans une eau minérale.

Une alimentation riche en fer

Le fer est un élément essentiel au cours de la grossesse. Ses besoins augmentent considérablement pendant les 6 derniers mois de grossesse. Vous devez consommer des aliments riches en fer entre 30 et  50 mg par jour. Si une femme enceinte ne consomme pas assez de fer, les risques d’hypotrophie fœtale ou de prématurité sont très élevés.

Une alimentation riche en vitamines

Les vitamines sont également indispensables au cours de la grossesse. Avec une alimentation variée, vous pouvez apporter assez de vitamine A, B et C. Mais il faut limiter l’apport en vitamine B9, qui est l’acide folique. Un excès d’apport en vitamine B9 peut provoquer une croissance fœtale retardée et un risque de prématuré.