Éthylotest : quels droits pour les conducteurs de deux-roues ?

La conduite sous l’influence de l’alcool est un problème majeur de sécurité routière, et les conducteurs de deux-roues ne sont pas épargnés. Qu’en est-il des règles concernant l’éthylotest pour ces derniers ? Cet article vous informe sur vos droits et obligations en la matière.

Les obligations légales concernant l’éthylotest

Tout d’abord, il est important de rappeler que la limite légale d’alcoolémie est fixée à 0,5 g/l de sang (soit 0,25 mg/l d’air expiré) pour tous les conducteurs, qu’ils soient au volant d’une voiture ou sur une moto ou un scooter. Au-delà de cette limite, le conducteur s’expose à des sanctions pénales et administratives.

En ce qui concerne l’éthylotest, il existe des règles spécifiques pour les conducteurs de deux-roues. En effet, depuis le 1er juillet 2012, tous les conducteurs de véhicules terrestres à moteur (y compris les deux-roues motorisés) sont tenus d’avoir un éthylotest dans leur véhicule. Cependant, cette obligation a été assouplie par la suite : depuis le 1er janvier 2013, il n’y a plus d’amende pour défaut d’éthylotest.

Le contrôle d’alcoolémie pour les conducteurs de deux-roues

Les forces de l’ordre ont le pouvoir de soumettre tout conducteur (y compris les conducteurs de deux-roues) à un contrôle d’alcoolémie, que ce soit lors d’un contrôle routier classique, à la suite d’un accident ou en cas de comportement suspect. Ce contrôle peut être effectué à l’aide d’un éthylotest électronique ou chimique.

En cas de résultat positif, le conducteur doit se soumettre à un deuxième contrôle, généralement effectué par une prise de sang. Si ce deuxième test confirme la présence d’alcool au-dessus de la limite légale, le conducteur encourt des sanctions pénales (amende, suspension ou annulation du permis, voire peine de prison), ainsi que des points retirés sur son permis de conduire.

Les sanctions spécifiques pour les jeunes conducteurs

Pour les jeunes conducteurs titulaires du permis depuis moins de trois ans (ou moins de deux ans s’ils ont suivi la formation AAC), la législation est plus stricte : la limite d’alcoolémie est abaissée à 0,2 g/l de sang (soit 0,1 mg/l d’air expiré). En cas d’infraction, ils encourent les mêmes sanctions que les autres conducteurs, mais avec une tolérance moindre.

L’utilité de posséder un éthylotest personnel

Même si l’obligation de posséder un éthylotest n’est plus sanctionnée par une amende, il est fortement recommandé d’en avoir un dans son véhicule (ou dans son sac pour les conducteurs de deux-roues). En effet, cela permet au conducteur de vérifier lui-même son taux d’alcoolémie avant de prendre la route, et ainsi d’éviter de mettre sa vie et celle des autres en danger.

Il existe des éthylotests chimiques à usage unique et des éthylotests électroniques réutilisables. Les premiers sont moins chers, mais moins précis et doivent être remplacés après chaque utilisation. Les seconds sont plus coûteux à l’achat, mais offrent une meilleure fiabilité et peuvent être utilisés plusieurs fois.

En conclusion, les conducteurs de deux-roues ont les mêmes obligations que les autres conducteurs en matière d’éthylotest et de contrôle d’alcoolémie. Bien que l’amende pour défaut d’éthylotest ait été supprimée, il est vivement conseillé de s’équiper d’un éthylotest personnel afin de garantir sa sécurité et celle des autres usagers de la route.